Qui sait sur quoi se fonder aura de la détermination. Déterminé, il connaîtra la sérénité. Serein, il sera capable d'impartialité. Impartial, il sera susceptible de discernement. De son discernement dépend son succès.
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13 décembre 2006
24 août 2006
Lao-Tseu,Tao te king, LXVIII
Celui qui excelle à commander une armée n'a pas une ardeur belliqueuse.
Celui qui excelle à combattre ne se laisse pas aller à la colère.
Celui qui excelle à vaincre ne lutte pas.
Celui qui excelle à employer les hommes se met au-dessous d'eux.
C'est là ce qu'on appelle posséder la vertu qui consiste à ne point lutter.
C'est ce qu'on appelle savoir se servir des forces des hommes.
C'est ce qu'on appelle s'unir au ciel.
Telle était la science sublime des Anciens.
Celui qui excelle à combattre ne se laisse pas aller à la colère.
Celui qui excelle à vaincre ne lutte pas.
Celui qui excelle à employer les hommes se met au-dessous d'eux.
C'est là ce qu'on appelle posséder la vertu qui consiste à ne point lutter.
C'est ce qu'on appelle savoir se servir des forces des hommes.
C'est ce qu'on appelle s'unir au ciel.
Telle était la science sublime des Anciens.
23 juillet 2006
Confucius, Entretiens, XI, 15
Le Maître dit : « Pourquoi la cithare de Lou est-elle chez moi ? » Les disciples de Confucius, ayant entendu ces paroles, conçurent du mépris pour Tzeu-Lou. Le Maître leur dit : « Lou est déjà monté à la salle ; mais il n'a pas encore pénétré dans la chambre. »
Tzeu-Lou était d'un caractère raide et impétueux. Les sons de sa cithare imitaient les cris que poussent les habitants des contrées septentrionales au milieu des combats et des massacres. Le Maître l'en reprit, en disant : « Dans mon école, le milieu juste et l'harmonie forment la base de l'enseignement. La cithare de Lou manque tout à fait d'harmonie. Pourquoi se fait-elle entendre chez moi ? » Les disciples de Confucius, ayant entendu ces paroles, ne témoignèrent plus aucune estime à Tzeu-Lou.
Le Maître, pour les tirer d'erreur, leur dit : « Tzeu-Lou, dans l'étude, a déjà atteint une région pure, spacieuse, élevée, lumineuse ; seulement, il n'a pas encore pénétré profondément dans les endroits les plus retirés et les plus secrets. Parce qu'il lui manque encore une chose, on ne doit pas le mépriser. »
Tzeu-Lou était d'un caractère raide et impétueux. Les sons de sa cithare imitaient les cris que poussent les habitants des contrées septentrionales au milieu des combats et des massacres. Le Maître l'en reprit, en disant : « Dans mon école, le milieu juste et l'harmonie forment la base de l'enseignement. La cithare de Lou manque tout à fait d'harmonie. Pourquoi se fait-elle entendre chez moi ? » Les disciples de Confucius, ayant entendu ces paroles, ne témoignèrent plus aucune estime à Tzeu-Lou.
Le Maître, pour les tirer d'erreur, leur dit : « Tzeu-Lou, dans l'étude, a déjà atteint une région pure, spacieuse, élevée, lumineuse ; seulement, il n'a pas encore pénétré profondément dans les endroits les plus retirés et les plus secrets. Parce qu'il lui manque encore une chose, on ne doit pas le mépriser. »
27 juin 2006
Confucius, Entretiens, II, 13
Tzeu koung ayant demandé ce que doit faire un homme honorable, le Maître répondit : « L'homme honorable commence par appliquer ce qu'il veut enseigner ; ensuite il enseigne. »
28 mai 2006
Laozi, Traité du vide parfait, VII, 7
- YANZI : Comment nourrir son principe vital ?
- GUANZI : Laissez aller, sans obstruction, sans entraves.
- Y. : Comment atteindre ce but ?
- G. : Que les oreilles écoutent ce qu'elles désirent, que les yeux regardent ce qu'ils désirent, que le nez hume ce qu'il désire, que la bouche exprime ce qu'elle désire, que le corps se repose comme il désire, et que la volonté réalise ce qu'elle désire. Les oreilles désirent écouter de la musique, je dis qu'il y a entrave à l'ouïe si elles ne le peuvent. Les yeux désirent regarder de la beauté, je dis qu'il y a entrave à la vue s'ils ne le peuvent. Le nez désire humer des parfums, je dis qu'il y a entrave à l'odorat s'il ne le peut. La bouche désire exprimer la vérité, je dis qu'il y a entrave à la connaissance si elle ne le peut. Le corps désire se reposer dans un lieu confortable, je dis qu'il y a entrave au bien-être s'il ne le peut. La volonté désire jouir de la liberté, je dis qu'il y a entrave à la nature si elle ne le peut. Ces entraves sont des tyrans. Eliminer ces tyrans et attendre la mort, un jour, un mois ou un an, c'est ce que j'appelle nourrir son principe vital. Quiconque reste attaché à ces tyrans, s'y soumet au lieu de les combattre, vit pitoyablement. Vivrait-il cent ans, mille ans ou dix mille ans, je ne dirais pas qu'il a nourri son principe vital. Maintenant que je t'ai renseigné sur ce que signifie nourrir son principe vital, que me diras-tu des obsèques ?
- Y. : Les obsèques sont sans importance. Que dire de plus ?
- G. : Je désire t'entendre à ce sujet.
- Y. : Qu'importe ce qui se passera après ma mort. J'accepte que l'on m'incinère, me jette dans l'eau, m'enterre, me laisse à l'air, m'enveloppe de paille et me jette dans un ravin ou qu'on me vête de soie et dépose dans un sarcophage.
Guanzi regarda Bao Shu et Huangzi avant de dire : "Nous avons compris tous les deux la Voie de la vie et de la mort."
- GUANZI : Laissez aller, sans obstruction, sans entraves.
- Y. : Comment atteindre ce but ?
- G. : Que les oreilles écoutent ce qu'elles désirent, que les yeux regardent ce qu'ils désirent, que le nez hume ce qu'il désire, que la bouche exprime ce qu'elle désire, que le corps se repose comme il désire, et que la volonté réalise ce qu'elle désire. Les oreilles désirent écouter de la musique, je dis qu'il y a entrave à l'ouïe si elles ne le peuvent. Les yeux désirent regarder de la beauté, je dis qu'il y a entrave à la vue s'ils ne le peuvent. Le nez désire humer des parfums, je dis qu'il y a entrave à l'odorat s'il ne le peut. La bouche désire exprimer la vérité, je dis qu'il y a entrave à la connaissance si elle ne le peut. Le corps désire se reposer dans un lieu confortable, je dis qu'il y a entrave au bien-être s'il ne le peut. La volonté désire jouir de la liberté, je dis qu'il y a entrave à la nature si elle ne le peut. Ces entraves sont des tyrans. Eliminer ces tyrans et attendre la mort, un jour, un mois ou un an, c'est ce que j'appelle nourrir son principe vital. Quiconque reste attaché à ces tyrans, s'y soumet au lieu de les combattre, vit pitoyablement. Vivrait-il cent ans, mille ans ou dix mille ans, je ne dirais pas qu'il a nourri son principe vital. Maintenant que je t'ai renseigné sur ce que signifie nourrir son principe vital, que me diras-tu des obsèques ?
- Y. : Les obsèques sont sans importance. Que dire de plus ?
- G. : Je désire t'entendre à ce sujet.
- Y. : Qu'importe ce qui se passera après ma mort. J'accepte que l'on m'incinère, me jette dans l'eau, m'enterre, me laisse à l'air, m'enveloppe de paille et me jette dans un ravin ou qu'on me vête de soie et dépose dans un sarcophage.
Guanzi regarda Bao Shu et Huangzi avant de dire : "Nous avons compris tous les deux la Voie de la vie et de la mort."
14 août 2005
Lao Tseu, Tao te king, XXIV
Celui qui se dresse sur ses pieds ne peut se tenir droit, celui qui étend les jambes ne peut marcher. Celui qui tient à ses vues n'est point éclairé. Celui qui s'approuve lui-même ne brille pas. Celui qui se vante n'a point de mérite. Celui qui se glorifie ne subsiste pas longtemps. Si l'on juge cette conduite selon le Tao, on la compare à un reste d'aliments ou à un goitre hideux qui inspirent aux hommes un constant dégoût. C'est pourquoi celui qui possède le Tao ne s'attache pas à cela.
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