Les vieux ont la même valeur que tout le monde, même s'ils diminuent. Ils sentent comme vous et moi et parfois même ça les fait souffrir encore plus que nous parce qu'ils ne peuvent plus se défendre. Mais ils sont attaqués par la nature, qui peut être une belle salope et qui les fait crever à petit feu. Chez nous, c'est encore plus vache que dans la nature, car il est interdit d'avorter les vieux quand la nature les étouffe lentement et qu'ils ont les yeux qui sortent de la tête.
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17 octobre 2015
Romain Gary (Emile Ajar), La vie devant soi
Je suis resté un bon moment avec lui en laissant passer le temps, celui qui va lentement et qui n'est pas français. Monsieur Hamil m'avait souvent dit que le temps vient lentement du désert avec ses caravanes de chameaux et qu'il n'était pas pressé car il transportait l'éternité. Mais c'est toujours plus joli quand on le raconte que lorsqu'on le regarde sur le visage d'une vieille personne qui se fait voler chaque jour un peu plus et si vous voulez mon avis, le temps c'est du côté des voleurs qu'il faut le chercher.
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Romain Gary
Romain Gary (Emile Ajar), La vie devant soi
[Monsieur Charmette et Madame Rosa] avaient peur, tous les deux, car ce n'est pas vrai que la nature fait bien les choses. La nature, elle fait n'importe quoi à n'importe qui et elle ne sait même pas ce qu'elle fait, quelquefois ce sont des fleurs et des oiseaux et quelquefois, c'est une vieille Juive au sixième étage qui ne plus descendre. Ce Monsieur Charmette me faisati pitié, car on voyait bien que pour lui aussi c'était rien et personne, malgré sa sécurité sociale. Moi je trouve que ce sont surtout les articles de premières nécessité qui manquent.
C'est pas la faute des vieux s'ils sont toujours attaqués à la fin et je suis pas tellement chaud pour les lois de la nature.
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Romain Gary (Emile Ajar), La vie devant soi
Elle ne voulait pas entendre parler de l'hôpital où ils vous font mourir jusqu'au bout au lieu de vous faire une piqûre. Elle disait qu'en France on était contre la mort douce et qu'on vous forçait à vivre tant que vous étiez encore capable d'en baver.
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Romain Gary (Emile Ajar), La vie devant soi
Moi, l'héroïne, je crache dessus. Les mômes qui se piquent deviennent tous habitués au bonheur et ça ne pardonne pas, vu que le bonheur est connu pour ses états de manque. Pour se piquer, il faut vraiment chercher à être heureux et il n'y a que les rois des cons qui ont des idées pareilles. Moi je me suis jamais sucré, j'ai fumé la Marie des fois avec des copains pour être poli et pourtant, à dix ans, c'est l'âge où les grands vous apprennent des tas de choses. Mais je tiens pas tellement à être heureux, je préfère encore la vie. Le bonheur, c'est une belle ordure et une peau de vache et il faudrait lui apprendre à vivre. On est pas du même bord, lui et moi, et j'ai rien à en foutre. J'ai encore jamais fait de politique parce que ça profite toujours à quelqu'un, mais le bonheur, il devrait y avoir des lois pour l'empêcher de faire le salaud.
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23 novembre 2014
Aharon Appelfeld, L'amour soudain, xi
Iréna aime regarder leurs photos. Plus d'une fois elle a pris le large et hanté leur maison et leurs champs. Plus d'une fois elle s'est jointe à eux sur la route de la synagogue, et sur le chemin du retour. Ce que sa mère lui a dit est vivant et provoque en elle des visions et des hallucinations. Lorsqu'elle est seule à la maison, elle n'éprouve aucune solitude. Iréna sait ce qui leur est arrivé pendant la guerre, mais le sentiment qu'ils continuent à vivre est plus fort que leur mort. Une fois, sa mère lui a dit, en parlant au nom de son père, que la mort était une illusion, et qu'il fallait l'ignorer. Cette phrase est gravée en elle.
03 septembre 2014
Benny Barbash, My First Sony
... elle essayait d'être précise, et, si cela lui avait été possible, elle aurait posé son récit sous forme d'équations mathématiques afin que la réalité d'alors ne soit pas édulcorée par des larmes, des reniflements, des soupirs ou des adjectifs banals qui auraient pu convenir à d'autres horreurs, il est interdit d'observer le passé à travers un filtre, interdit de le comparer à quoi que ce soit d'autre, interdit de l’utiliser afin de justifier ou de dénoncer des choses que l'on nous a fait ou que nous faisons à d'autres, interdit d'employer de grands mots, les grands mots, comme elle l'expliqua Papa, sont comme des caisses de résonance, ils font beaucoup de bruit mais sont tout vides à l'intérieur, l'important c'est d'être précis, tu comprends ce que je te dis ?
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22 septembre 2013
A. Cohen, Mangeclous, xxvii
- [...] Mon nom dans la langue française c'est Jérémie. Alors c'est prison maintenant ?
- Evidemment.
Jérémie emmêla d'un geste philosophique et las ses maigres cheveux roux, regarda le lac et les arbres. Il pleuvait dehors. Les gouttes s'abattaient contre les vitres où elles roulaient capricieusement. Oui, les hommes étaient comme les gouttes de la pluie sur les fenêtres.Cette goutte allait à gauche puis soudain à droite. C'était son destin. Eh bien lui, Jérémie, depuis quarante ans, il était une goutte de pluie qui allait toujours du côté de la catastrophe. Patience. La sainte Loi n'en était pas moins grande et excellente.
- Vous êtes triste d'aller en prison ?
- Un peu triste, messié général. Mais content qué jé n'ai pas tiberkilose.
- Et si vous aviez la tuberculose ?
- Alors content dé né pas avoir cancer.
- Et si cancer ?
- Alors content d'être jif. C'est ine catastrophe mais belle.
- Pourquoi ?
- Les autres nations, messié général, ont des moment, deux ânes, trois ânes - le pauvre Jérémie voulait dire "deux ans, trois ans" - dé leur vie où ils pensent qué l'homme va être lé frère dé l'homme, qu'il n'y aura plis des pauvres, plis des riches, plis des méchants. Mais nous, nous croyons cette chose toujours, depuis deux, trois mille ânes. C'est une bonne chose. Et j'ai aussi une bague magnifique.
Il sortit de sa poche une petite saleté en simili et la tendit bravement.
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05 mars 2013
Albert Cohen, Ô vous, frères humains, lxx
En vérité, je vous le dis, par pitié et fraternité de pitié et humble bonté de pitié, ne pas haïr importe plus que l'illusoire amour du prochain, imaginaire amour, mensonge à soi-même, amour dilué, esthétique amour tout d'apparat, léger amour à tous donné, et c'est-à-dire à personne, amour indifférent, angélique cantique, théâtrale déclaration, amour de soi et quête d'une présomptueuse sainteté, vanité et poursuite du vent, dangereux amour mainteneur d'injustice par ce trompeur amour fardée et justifiée, ô affreuse coexistence de l'amour du prochain et de l'injustice, stérile amour qui au long de deux mille années n'a empêché ni les guerres et leurs tueries, ni les bûchers de l'Inquisition, ni les pogromes, ni l'énorme assassinat allemand, ô affreuse coexistence de l'amour du prochain et de la haine.
Albert Cohen, Ô vous, frères humains, lxix
Sans le camelot et ses pareils en méchancetés, ses innombrables pareils d'Allemagne et d'ailleurs, il n'y aurait pas eu les camps allemands et le peuple décharné de mes frères encore vivants dans leurs couches de bois, léthargiques à peine remuants qui attendaient en leurs guenilles rayées, ou nus déjà et les os démesurés sous les flasques peaux vides, attendaient leur tour dans les couches étagées, attendaient leur tour de mourir, attendaient avec l'indifférence de la prostration, attendaient, cachectiques et détachés, attendaient, desséchés, attendaient, avec parfois un geste malade, un geste sans but et très lent, attendaient, étendus ou accroupis en leurs couches dures, attendaient, indifférents à la vermine, attendaient, les yeux encore vivants dans les vastes orbites effrayantes, yeux d'oiseaux nocturnes, yeux agrandis dans les faces creusées, attendaient, avec parfois un malade regard vers les suicidés de la nuit, piètres pantins pendus, attendaient, se souvenant des temps heureux, attendaient leur mort et la savaient proche, attendaient, respirant encore, respirant les effrayants relents annonciateurs, relents sortis des cheminées allemandes, longues cheminées des crématoires allemands, attendaient leur tour de tomber les uns sur les autres, avec les souillures de la peur, de tomber dans les chambres sifflantes de gaz Cyclone, chambres allemandes et gaz allemand. A cause de qui allaient-ils tomber, étiques dénudés, tomber les uns sur les autres, les yeux ouverts ? A cause du blond camelot et de ses pareils en méchancetés, ses innombrables pareils d'Allemagne et d'ailleurs, tous les haïsseurs de juifs.
Oui, ces yeux morts mais ouverts vous regardent, haïsseurs, vous regardent lorsque tendrement vous baisez la joue de votre femme ou le front de votre fils, vous regardent lorsque vous riez, vous regardent lorsque paisiblement vous dormez, vous regardent lorsque vous priez, vous regarderont lorsque vous agoniserez, mains écartant les draps.
Albert Cohen, Ô vous, frères humains, xix
Pardonner de véritable pardon, c'est savoir que l'offenseur est mon frère en la mort, un futur agonisant qui connaîtra les horreurs de la vallée des épouvantements, et déjà il mérite pitié et tendresse de pitié, et il a tous les droits sur moi, augustes droits de son malheur à venir, malheur certain, et comment alors ne pas lui pardonner ?
Pardonner de véritable pardon, c'est aussi comprendre que l'offense était inéluctable, et le comprendre parce que, par pitié et tendresse de pitié, soudain je suis l'autre et lui-même devenu, et je le connais, je le connais le pauvre offenseur, un innocent méchant, toujours innocent, un malheureux chargé de chromosomes malchanceux, un irresponsable résultat, et rien n'est sa faute, et comment alors lui en vouloir et lui reprocher d'être ce qu'il ne peut pas ne pas être, comment lui en vouloir et lui reprocher d'avoir commis ce qu'il ne pouvait pas ne pas commettre, comment ne pas lui pardonner ?
04 mars 2013
Albert Cohen, Ô vous, frères humains, vi
... tout en clamant depuis des siècles leur amour du prochain, tout en s'en délicieusement gargarisant, ces singes vêtus continuent à adorer la force sous tous ses masques, l'horrible force qui est la capacité de nuire et dont l'ultime racine et sanction est l'antique et auguste pouvoir de tuer, et ces carnassiers adorent la guerre qui leur est exaltante et sacrée, et ils en parlent avec pompe et respect, et ils se rengorgent de leurs batailles et de leurs victoires militaires dont ils suçotent les chères dates, et ils admirent et adorent leurs héros et grands meurtriers, leurs conquérants, leurs dictateurs, leurs maréchaux et amiraux, compétents tueurs entourés de révérence, et tout en jouant à aimer leur prochain, ils continuent à haïr, et déjà sur les murs d'Aix-en-Provence, en l'an de grâce mil neuf cent soixante-dix, ont été inscrites ces nobles paroles Que crève la charogne juive et que revienne l'heureux temps du génocide ! Ô amour du prochain.
03 mars 2013
Albert Cohen, Ô vous, frères humains, v
Oh, ces comiques mâles qui circulent, velus descendants d'anthropopithèques et adorateurs de la force, animal pouvoir de meurtre, qui circulent en croyant qu'ils seront toujours vivants, et ils discutent avec une basse passion de cette chère équipe de football qui n'aurait pas dû être battue, et quel coup pour l'honneur national, et c'est la faute de ce fumier d'arbitre, et ils discutent aussi, avec une fureur d'amour, de la glorieuse victoire de leur héros national, cet admirable coureur cycliste qui sait tout aussi bien qu'un singe remuer vite ses pattes sur deux roues, et ils le vénèrent et l'adorent, ces crétins, et de sa victoire ils sont heureux, ces malheureux, et ils ne se doutent pas que le bois de leur cercueil existe déjà, dans une scierie ou dans une forêt, et les attend.
Albert Cohen, Ô vous, frères humains, iv
... et je dépose mes tristesses, stériles plaintes offertes à l'avenir, et aussi quelques fleurs séchées, restes des funérailles de mon cœur, mes fleurs pour ceux que j'ai aimés en silence et sans vouloir en être aimé, car ils n'aiment jamais assez.
09 février 2013
Jacques Prévert, Paroles, L'Ecole des Beaux-Arts
L'Ecole des Beaux-Arts
Dans une boîte de paille tressée
Le père choisit une petite boule de papier
Et il la jette
Dans la cuvette
Devant ses enfants intrigués
Surgit alors
Multicolore
La grande fleur japonaise
Le nénuphar instantané
Et les enfants se taisent
Emerveillés
Jamais plus tard dans leur souvenir
Cette fleur ne pourra se faner
Cette fleur subite
Faite pour eux
A la minute
Devant eux.
Dans une boîte de paille tressée
Le père choisit une petite boule de papier
Et il la jette
Dans la cuvette
Devant ses enfants intrigués
Surgit alors
Multicolore
La grande fleur japonaise
Le nénuphar instantané
Et les enfants se taisent
Emerveillés
Jamais plus tard dans leur souvenir
Cette fleur ne pourra se faner
Cette fleur subite
Faite pour eux
A la minute
Devant eux.
11 novembre 2009
Mme de Sévigné, Lettre à Bussy-Rabutin, du 6 août 1675
Pour ma vie, vous la connaissez aussi. On la passe avec cinq ou six amies dont la société plaît, et à mille devoirs à quoi l'on est obligé, et ce n'est pas une petite affaire. Mais ce qui me fâche, c'est qu'en ne faisant rien les jours se passent, et notre pauvre vie est composée de ces jours, et l'on vieillit, et l'on meurt. Je trouve cela bien mauvais. Je trouve la vie trop courte. A peine avons-nous passé la jeunesse que nous nous trouvons dans la vieillesse. Je voudrais qu'on eût cent ans d'assurés, et le reste dans l'incertitude. Ne le voulez-vous pas aussi ? Mais comment pourrions-nous faire ?
09 août 2009
Stendhal, La Chartreuse de Parme, II, chapitre 24ème
... l'homme qui approche de la cour compromet son bonheur, s'il est heureux, et dans tous les cas, fait dépendre son avenir des intrigues d'une femme de chambre.
D'un autre côté, en Amérique, dans la république, il faut s'ennuyer toute la journée à faire une cour sérieuse aux boutiquiers de la rue, et devenir aussi bête qu'eux ; et là, pas d'Opéra.
D'un autre côté, en Amérique, dans la république, il faut s'ennuyer toute la journée à faire une cour sérieuse aux boutiquiers de la rue, et devenir aussi bête qu'eux ; et là, pas d'Opéra.
15 mars 2009
Victor Hugo, Ruy Blas, acte premier, scène 2
De vos bienfaits je n'aurai nulle envie,
Tant que je trouverai, vivant ma libre vie,
Aux fontaines de l'eau, dans les champs le grand air,
A la ville un voleur m'habille l'hiver,
Dans mon âme l'oubli des prospérités mortes,
Et devant vos palais, monsieur, de larges portes
Où je puis, à midi, sans souci du réveil,
Dormir, la tête à l'ombre et les pieds au soleil !
- Adieu donc. - De nous deux Dieu sait quel est le juste.
Avec les gens de cour, vos pareils, don Salluste,
Je vous laisse, et je reste avec mes chenapans.
Je vis avec les loups, non avec les serpents.
Tant que je trouverai, vivant ma libre vie,
Aux fontaines de l'eau, dans les champs le grand air,
A la ville un voleur m'habille l'hiver,
Dans mon âme l'oubli des prospérités mortes,
Et devant vos palais, monsieur, de larges portes
Où je puis, à midi, sans souci du réveil,
Dormir, la tête à l'ombre et les pieds au soleil !
- Adieu donc. - De nous deux Dieu sait quel est le juste.
Avec les gens de cour, vos pareils, don Salluste,
Je vous laisse, et je reste avec mes chenapans.
Je vis avec les loups, non avec les serpents.
28 avril 2008
Kipling, Kim, 15
"I was medidating in that body, and did not hear. So thus the Search is ended. For the merit that I have acquired, the River of Arrow is here. It broke forth at our feet, as I have said. I have found it. Son of my Soul, I have wrenched my Soul back from the Threshold of Freedom to free thee from all sin - as I am free, and sinless ! Just is the Wheel ! Certain is our delivrance ! Come !"
He crossed his hands on his lap and smiled, as a man may who has won salvation for himself and his beloved.
He crossed his hands on his lap and smiled, as a man may who has won salvation for himself and his beloved.
04 janvier 2008
Pablo Neruda, 1971
Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grâce à ses yeux.
Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.
Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l'habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu
Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d'émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les coeurs blessés
Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu'il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n'a fui les conseils sensés.
Vis maintenant !
Risque-toi aujourd'hui !
Agis tout de suite!
Ne te laisse pas mourir lentement !
Ne te prive pas d'être heureux !
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grâce à ses yeux.
Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.
Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l'habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu
Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d'émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les coeurs blessés
Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu'il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n'a fui les conseils sensés.
Vis maintenant !
Risque-toi aujourd'hui !
Agis tout de suite!
Ne te laisse pas mourir lentement !
Ne te prive pas d'être heureux !
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