On peut finalement se poser la question : en vaut-elle la peine, cette superbe floraison d'ensemble [ - qui assure à un peuple une grande politique et une voix prépondérante parmi les Etats les plus puissants - ] (qui, à vrai dire, ne se manifeste que dans la peur inspirée aux autres Etats par le nouveau colosse et dans une clause arrachée aux pays étrangers pour favoriser la prospérité du commerce et des échanges nationaux), s'il faut, à cette fleur grossière et bariolée de la nation, sacrifier toutes les plantes et toutes les pousses les plus nobles, plus délicates, plus spirituelles, dont le terroir était jusqu'alors si riche ?
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21 mars 2009
18 novembre 2008
Kant, Critique de la faculté de juger, critique de la faculté de juger téléologique, appendice (méthodologie), §87
Supposé donc qu'un homme se persuade, ébranlé en partie par la faiblesse de tous les arguments spéculatifs si vantés, en partie par les nombreuses irrégularités qui se présentent à lui dans la nature et dans le monde sensible, que Dieu n'existe pas ; il serait cependant à ses propres yeux un vaurien, si, pour cette raison, il voulait tenir les lois du devoir pour simplement imaginaires, sans valeur et n'obligeant à rien, et s'il voulait se résoudre à les transgresser sans crainte. Si par suite un tel homme pouvait se convaincre de ce dont il avait d'abord douté, il resterait encore avec une telle manière de penser un vaurien, même s'il remplissait son devoir aussi ponctuellement qu'on peut l'exiger d'après le résultat, mais soit par peur, soit en vue d'une récompense, sans la conviction d'honorer le devoir. Inversement, si, en tant que croyant, il lui obéit selon sa conscience avec sincérité et désintéressement, et si néanmoins, aussi souvent qu'il suppose le cas où il pourrait être convaincu qu'il n'y a pas de Dieu, il croit qu'il serait aussitôt libre de toute obligation morale, dès lors la conviction morale doit être bien faible en lui.
04 janvier 2008
Descartes, cité in Entretien avec M. de Sacy sur Epictète et Montaigne (Fontaine)
Je ne prétends pas, dit M. Descartes, dire les choses comme elles sont en effet. Le monde est un si grand objet qu'on s'y perd ; mais je le regarde comme un chiffre. Les uns tournent et retournent les lettres de l'alphabet, et trouvent quelque chose ; moi aussi j'ai trouvé quelque chose, mais ce n'est pas peut-être ce que Dieu a fait."
03 janvier 2008
Pascal, Pensées, 664 (Le Guern)
Nous ne nous contentons pas de la vie que nous avons en nous et en notre propre être. Nous voulons vivre dans l'idée des autres d'une vie imaginaire, et nous nous efforçons pour cela de paraître. Nous travaillons incessamment à embellir et conserver notre être imaginaire, et négligeons le véritable. Et si nous avons ou la tranquillité ou la générosité ou la fidélité, nous nous empressons de le faire savoir afin d'attacher ces vertus-là à notre autre être et les détacherions plutôt de nous pour les joindre à l'autre. Nous serions de bon coeur poltrons pour en acquérir la réputation d'être vaillants. Grande marque du néant de notre propre être, de n'être pas satisfait de l'un sans l'autre, et d'échanger souvent l'un sans l'autre. Car qui ne mourrait pour conserver son honneur, celui-là serait infâme.
03 novembre 2007
Pascal, Pensées, 667 (Le Guern)
On se forme l'esprit et le sentiment par les conversations, on se gâte l'esprit et le sentiment par les conversations. Ainsi les bonnes ou les mauvaises le forment ou le gâtent. Il importe donc du tout de les savoir choisir pour se le former et ne le point gâter. Et on ne peut faire ce choix si on ne l'a déjà formé et point gâté. Ainsi cela fait un cercle, donct ont bienhereux ceux qui sortent.
10 septembre 2007
Pascal, Pensées, 562 (Le Guern)
Il faut de l'agréable et du réel, mais il faut que cet agréable soit lui-même pris du vrai.
01 juillet 2007
לך לך, בראשית יב
ָוַיֹאמֶר יהוה אֶל־אַבְרָם לֶךְ־לֶךָ מֵאַרְצְךָ וּמִמּוֹלַדְתְּךָ וּמִבֵּית אָבִיךָ אֶל־הָאָרֶץ אֲשֶׁר אַרְאֶך
06 juin 2007
Marquis de Sade, Les Cent Vingt Journées de Sodome, I, 6ème journée
On a raison de le dire, il n'y a pas de défaut qui ne trouve un sectateur, et cette belle fille, en raison même de celui-ci, en avait un des plus ardents. C'était un sage et sérieux docteur de Sorbonne qui, las de prouver en pure perte l'existence de Dieu dans l'école, venait quelquefois se prouver au bordel de celle de la créature.
05 juin 2007
Marquis de Sade, Les Cent Vingt Journées de Sodome, I, 2ème journée
Notre aversion [pour notre mère] était au dernier degré, et comme elle n'y donnait aucun lieu, il est plus que vraisemblable que ce sentiment dans nous n'était que l'ouvrage de la nature. - Et qui en doute ? dit le duc. Il arrive tous les jours qu'elle nous inspire l'inclination la plus violente pour ce que les hommes appellent crime, et vous l'eussiez empoisonnée vingt fois que cette action dans vous n'eût jamais été que le résultat de ce penchant qu'elle vous aurait inspiré pour ce crime, penchant qu'elle vous dénotait en vous douant d'une si forte antipathie. Il est fou d'imaginer qu'on doive rien à sa mère. Et sur quoi donc serait fondée la reconnaissance ? Sur ce qu'elle a déchargé quand on la foutait ? Assurément, il y a de quoi ! Pour moi, je n'y vois que des motifs de haine et de mépris. Nous donne-t-elle le bonheur en nous donnant le jour ?... Il s'en faut ; elle nous jette dans un monde rempli d'écueils, et c'est à nous à nous ent tirer comme nous pourrons.
02 mai 2007
Marquis de Sade, Les Cent Vingt Journées de Sodome, I, 2ème journée
Il ne faut pas s'attacher souviens-t'en. Aujourd'hui l'un, demain l'autre, il faut être putain, mon enfant, putain dans l'âme et dans le coeur.
23 février 2007
Marat, Les chaînes de l'esclavage, édition de l'An 1, discours aux électeurs de la Grande-Bretagne
Messieurs ! avec du désintéressement et du courage, un peuple peut toujours conserver sa liberté : mais une fois que ce trésor inestimable est perdu, il est presque impossible de le recouvrer : or il est bien près de l'être, lorsque les électeurs mettent à prix leurs suffrages.
30 décembre 2006
Pascal, Pensées, 472 (Le Guern)
On ne s'imagine Platon et Aristote qu'avec de grandes robes de pédants. C'étaient des gens honnêtes et comme les autres, riant avec leurs amis. Et quand ils se sont divertis à faire leurs lois et leurs politiques, ils l'ont fait en se jouant. C'était la partie la moins philosophe et la moins sérieuse de leur vie ; la plus philosophe était de vivre simplement et tranquillement. S'ils ont écrit de politique, c'était comme pour régler un hôpital de fous. Et s'ils ont fait semblant d'en parler comme d'une grande chose, c'est qu'ils savaient que les fous à qui ils parlaient pensent être rois et empereurs. Ils entrent dans leurs principes pour modérer leur folie au moins mal qu'il se peut.
(Brunschvicg 331)
(Brunschvicg 331)
01 décembre 2006
Malebranche, De la recherche de la vérité, III, 2, 9
Dieu est esprit, il pense, il veut : mais ne l'humanisons pas : il ne pense et ne veut pas comme nous.
30 novembre 2006
Pascal, Pensées, 103 (Le Guern)
Instinct et raison, marques de deux natures.
Cf. Brunschvicg 344, Lafuma 112, Sellier 144
Cf. Brunschvicg 344, Lafuma 112, Sellier 144
31 octobre 2006
Marquis de Sade, La philosophie dans le boudoir, 3ème dialogue
Mme de Saint-Ange. - Bien, mon cher Dolmancé, mais il vous manquera quelque chose.
Dolmancé. - Un vit dans le cul ? Vous avez raison, madame.
Mme de Saint-Ange. - Passons-nous-en pour ce matin : nous l'aurons ce soir ; mon frère viendra nous aider, et nos plaisirs seront au comble. Mettons-nous à l'oeuvre.
Dolmancé. - Je voudrais qu'Eugénie me branlât un moment. (Elle le fait.) Oui, c'est cela... un peu plus vite, mon coeur... tenez toujours bien à nu cette tête vermeille, ne la recouvrez jamais... plus vous faites tendre le filet, mieux vous décidez l'érection... il ne faut jamais recalotter le vit qu'on branle... Bon !... préparez ainsi vous-même l'état du membre qui va vous perforer... Voyez-vous comme il se décide ?... Donnez-moi votre langue, petite friponne !... Que vos fesses posent sur ma main droite, pendant que ma main gauche va vous chatouiller le clitoris.
Mme de Saint-Ange. - Eugénie, veux-tu lui faire goûter de plus grands plaisirs ?
Eugénie. - Assurément... je veux tout faire pour lui en donner.
Mme de Saint-Ange. - Eh bien ! prends son vit dans ta bouche, et suce-le quelques instants.
Eugénie le fait. - Est-ce ainsi ?
Dolmancé. - Ah ! bouche délicieuse ! quelle chaleur !... Elle vaut pour moi le plus joli des culs !... Femmes voluptueuses et adroites, ne refusez jamais ce plaisir à vos amants : il vous les enchaînera pour jamais... Ah ! sacredieu !... foutredieu...
Mme de Saint-Ange. - Comme tu blasphèmes, mon ami !
Dolmancé. - Donnez-moi votre cul, madame... Oui, donnez-le-moi, que je le baise pendant qu'on me suce, et ne vous étonnez point de mes blasphèmes : un de mes plus grands plaisirs est de jurer Dieu quand je bande. Il me semble que mon esprit, alors mille fois plus exalté, abhorre et méprise bien mieux cette dégoûtante chimère ; je voudrais trouver une façon ou de la mieux invectiver, ou de l'outrager davantage ; et quand mes maudites réflexions m'amènent à la conviction de la nullité de ce dégoûtant objet de ma haine, je m'irrite et voudrais pouvoir aussitôt réédifier le fantôme, pour que ma rage au moins portât sur quelque chose. Imitez-moi, femme charmante, et vous verrez l'accroissement que de tels discours porteront infailliblement à vos sens. Mais, doubledieu !... je le vois, il faut, quel que soit mon plaisir, que je me retire absolument de cette bouche divine... j'y laisserais mon foutre !... Allons, Eugénie, placez-vous ; exécutons le tableau que j'ai tracé, et plongeons-nous tous trois dans la plus voluptueuse ivresse. (l'attitude s'arrange.)
Eugénie. - Que je crains, mon cher, l'impuissance de vos efforts ! La disproportion est trop forte.
Dolmancé. - Un vit dans le cul ? Vous avez raison, madame.
Mme de Saint-Ange. - Passons-nous-en pour ce matin : nous l'aurons ce soir ; mon frère viendra nous aider, et nos plaisirs seront au comble. Mettons-nous à l'oeuvre.
Dolmancé. - Je voudrais qu'Eugénie me branlât un moment. (Elle le fait.) Oui, c'est cela... un peu plus vite, mon coeur... tenez toujours bien à nu cette tête vermeille, ne la recouvrez jamais... plus vous faites tendre le filet, mieux vous décidez l'érection... il ne faut jamais recalotter le vit qu'on branle... Bon !... préparez ainsi vous-même l'état du membre qui va vous perforer... Voyez-vous comme il se décide ?... Donnez-moi votre langue, petite friponne !... Que vos fesses posent sur ma main droite, pendant que ma main gauche va vous chatouiller le clitoris.
Mme de Saint-Ange. - Eugénie, veux-tu lui faire goûter de plus grands plaisirs ?
Eugénie. - Assurément... je veux tout faire pour lui en donner.
Mme de Saint-Ange. - Eh bien ! prends son vit dans ta bouche, et suce-le quelques instants.
Eugénie le fait. - Est-ce ainsi ?
Dolmancé. - Ah ! bouche délicieuse ! quelle chaleur !... Elle vaut pour moi le plus joli des culs !... Femmes voluptueuses et adroites, ne refusez jamais ce plaisir à vos amants : il vous les enchaînera pour jamais... Ah ! sacredieu !... foutredieu...
Mme de Saint-Ange. - Comme tu blasphèmes, mon ami !
Dolmancé. - Donnez-moi votre cul, madame... Oui, donnez-le-moi, que je le baise pendant qu'on me suce, et ne vous étonnez point de mes blasphèmes : un de mes plus grands plaisirs est de jurer Dieu quand je bande. Il me semble que mon esprit, alors mille fois plus exalté, abhorre et méprise bien mieux cette dégoûtante chimère ; je voudrais trouver une façon ou de la mieux invectiver, ou de l'outrager davantage ; et quand mes maudites réflexions m'amènent à la conviction de la nullité de ce dégoûtant objet de ma haine, je m'irrite et voudrais pouvoir aussitôt réédifier le fantôme, pour que ma rage au moins portât sur quelque chose. Imitez-moi, femme charmante, et vous verrez l'accroissement que de tels discours porteront infailliblement à vos sens. Mais, doubledieu !... je le vois, il faut, quel que soit mon plaisir, que je me retire absolument de cette bouche divine... j'y laisserais mon foutre !... Allons, Eugénie, placez-vous ; exécutons le tableau que j'ai tracé, et plongeons-nous tous trois dans la plus voluptueuse ivresse. (l'attitude s'arrange.)
Eugénie. - Que je crains, mon cher, l'impuissance de vos efforts ! La disproportion est trop forte.
14 octobre 2006
Rousseau, Les Confessions, II
Sa vie avait été celle d'une femme d'esprit et de sens ; sa mort fut celle d'un sage. Je puis dire qu'elle me rendit la religion catholique aimable par la sérénité d'âme avec laquelle elle en remplit les devoirs sans négligence et sans affectation. Elle était naturellement sérieuse. Sur la fin de sa maladie, elle prit une sorte de gaieté trop égale pour être jouée, et qui n'était qu'un contrepoids donné par la raison même contre la tristesse de son état. Elle ne garda le lit que les deux derniers jours, et ne cessa de s'entretenir paisiblement avec tout le monde. Enfin, ne parlant plus, et déjà dans les combats de l'agonie, elle fit un gros pet. Bon ! dit-elle en se retournant, femme qui pète n'est pas morte. Ce furent les derniers mots qu'elle prononça.
13 août 2006
Malebranche, De la recherche de la vérité, II,1, 1
L'homme ne demeure guère longtemps semblable à lui-même : tout le monde a assez de preuves intérieures de son inconstance : on juge tantôt d'une façon et tantôt d'une autre sur le même sujet : en un mot la vie de l'homme ne consiste que dans la circulation du sang, et dans une autre circulation de pensées et de désirs ; et il semble qu'on ne puisse guère mieux employer son temps, qu'à rechercher les causes de ces changements qui nous arrivent, et apprendre ainsi à nous connaître nous-mêmes.
10 août 2006
Rousseau, La nouvelle Héloïse, II, lettre XIV à Julie
J'entre avec une secrète horreur dans ce vaste désert du monde. Ce chaos ne m'offre qu'une solitude affreuse où règne un morne silence. Mon âme à la presse cherche à s'y répandre, et se trouve partout resserrée. "Je ne suis jamais moins seul que quand je suis seul", disait un ancien : moi, je ne suis seul que dans la foule, où je ne puis être ni à toi ni aux autres. Mon coeur voudrait parler, il sent qu'il n'est point écouté ; il voudrait répondre, on ne lui dit rien qui puisse aller jusqu'à lui. Je n'entends point la langue du pays, et personne ici n'entend la mienne.
02 juin 2006
Shakespeare, Le roi Jean, II, 1, 562 - 599
[Bastard.] - Mad world, mad kings, mad composition !
John, to stop Arthur's title in the whole,
Hath willingly departed with a part ;
And France, whose armour conscience buckled on,
Whom zeal and charity brought to the field
As God's ows soldier, rounded in the ear
With that same purpose-changer, that sly evil,
That broker that still breaks the pate of faith,
That daily break-vow, he that wins all,
Of kings, of beggars, old men, young men, maids, -
Who having no external things to lose
But the word "maid", cheats the poor maid of that, -
That smooth-faced gentleman, tickling commodity ;
Commodity, the bias of the world,
The world who of itself is peisèd well,
Made to run even upon even ground,
Till this advantage, this vile-drawing bias,
This sway of motion, this commodity,
Makes it take head from all indifferency,
From all direction, purpose, course, intent ;
And this same bias, this commodity,
This bawd, this broker, this all-changing word,
Clapped on the outward eye of fickle France,
Hath drawn him from his own determined aid,
From a resolved and honourable war,
To a most base and vile-concluded peace.
And why rail I on this commodity ?
But for because he hath not wooed me yet -
Not that I have the power to clutch my hand
When his fair angels would salute my palm;
But for my hand, as unattempted yet,
Like a poor beggar raileth on the rich.
Well, whiles I am a beggar I will rail,
And say there is no sin but to be rich,
And being rich, my virtue then shall be
To say there is no vice but beggary.
Since kings break faith upon commodity,
Gain, be my lord, for I will worship thee.
John, to stop Arthur's title in the whole,
Hath willingly departed with a part ;
And France, whose armour conscience buckled on,
Whom zeal and charity brought to the field
As God's ows soldier, rounded in the ear
With that same purpose-changer, that sly evil,
That broker that still breaks the pate of faith,
That daily break-vow, he that wins all,
Of kings, of beggars, old men, young men, maids, -
Who having no external things to lose
But the word "maid", cheats the poor maid of that, -
That smooth-faced gentleman, tickling commodity ;
Commodity, the bias of the world,
The world who of itself is peisèd well,
Made to run even upon even ground,
Till this advantage, this vile-drawing bias,
This sway of motion, this commodity,
Makes it take head from all indifferency,
From all direction, purpose, course, intent ;
And this same bias, this commodity,
This bawd, this broker, this all-changing word,
Clapped on the outward eye of fickle France,
Hath drawn him from his own determined aid,
From a resolved and honourable war,
To a most base and vile-concluded peace.
And why rail I on this commodity ?
But for because he hath not wooed me yet -
Not that I have the power to clutch my hand
When his fair angels would salute my palm;
But for my hand, as unattempted yet,
Like a poor beggar raileth on the rich.
Well, whiles I am a beggar I will rail,
And say there is no sin but to be rich,
And being rich, my virtue then shall be
To say there is no vice but beggary.
Since kings break faith upon commodity,
Gain, be my lord, for I will worship thee.
30 janvier 2006
Descartes, les passions de l'âme, III, art. 153
Ainsi je crois que la vraie générosité, qui fait qu'un homme s'estime au plus haut point qu'il se peut légitimement estimer, consiste seulement partie en ce qu'il connaît qu'il n'y a rien qui véritablement lui appartienne que cette libre disposition de ses volontés, ni pourquoi il doive être loué ou blâmé sinon pour ce qu'il en use bien ou mal ; et partie en ce qu'il sent en soi-même une ferme et constante résolution d'en bien user, c'est-à-dire de ne manquer jamais de volonté pour entreprendre et exécuter toutes les choses qu'il jugera être les meilleures. Ce qui est suivre parfaitement la vertu.
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