"I taught thee the Law. It is for me to speak", [Baloo] said, "and though I cannot now see the rocks before me, I see far. Little frog, take thine own trail ; make thy lair with thine own blood and pack and people ; but when there is need of foot or tooth or eye or a word carried swiftly by night, remember, master of the jungle, the jungle is thine at call."
"The Middle Jungle is thine also," said Kaa. "I speak for no small people."
"Hai mai, my brothers," cried Mowgli, throwing up his arms with a sob. "I know not what I know, I would not go, but I am drawn by both feet. How shall I leave theses nights ?"
"Nay, look up, Little Brother," Baloo repeated. "There is no shame in this hunting. When the honey is eaten we leave the empty hive."
"Having cast the skin," said Kaa, "we may not creep into it afresh. It is the Law."
"Listen, dearest of all to me," said Baloo. "There is neither word nor will here to hold thee back. Look up ! Who may question the master of the jungle ? I saw thee playing among the white pebbles yonder when thou wast a little frog ; and Bagheera, that bought thee for the price of a young bull newly killed, saw thee also. Of that looking-over we two only remain, for Raksha, thy lair-mother, is dead with thy lair-father ; the old wolf pack is long since dead ; thou knowest whither Shere Khan went, and Akela died among the dholes, where but for the wisdom and strength the second Seeonee Pack would also have died. There remain nothing but old bones. It is no longer the man-cub that asks leave of his pack, but the master of the jungle that changes his trail. Who shall question man in his ways ?"
25 novembre 2007
03 novembre 2007
Pascal, Pensées, 667 (Le Guern)
On se forme l'esprit et le sentiment par les conversations, on se gâte l'esprit et le sentiment par les conversations. Ainsi les bonnes ou les mauvaises le forment ou le gâtent. Il importe donc du tout de les savoir choisir pour se le former et ne le point gâter. Et on ne peut faire ce choix si on ne l'a déjà formé et point gâté. Ainsi cela fait un cercle, donct ont bienhereux ceux qui sortent.
10 septembre 2007
Pascal, Pensées, 562 (Le Guern)
Il faut de l'agréable et du réel, mais il faut que cet agréable soit lui-même pris du vrai.
21 août 2007
Stendhal, Promenades dans Rome, divers
25 janvier 1828 : "Croire sur parole est souvent commode en politique ou en morale, mais dans les arts, c'est grand chemin de l'ennui."
18 avril 1828 : "Quelque esprit qu'aient ces messieurs [les Anglais], ils ne peuvent concevoir que l'on agisse ailleurs autrement qu'en Angleterre. Suivant eux, cette petite île a été créée pour servir de modèle à l'univers."
30 avril 1828 : "Ce matin, nous avons revu la villa Ludovisi ; nous sommes plus charmés que jamais des fresques du Guerchin ; c'est une passion subite et qui, chez une de nos amies, va jusqu'à l'exaltation. C'est un peu ce qu'en amour on appelle le coup de foudre. Un instant vous révèle ce dont votre coeur avait besoin depuis longtemps sans se l'être avoué à lui-même."
1er juin 1828 : "Pour agir sur les hommes, il faut leur ressembler davantage ; il faut être plus coquin. Peut-être faut-il être au moins aussi coquin que Napoléon."
1er juin 1828 : "On frémit quand on songe à ce qu'il faut de recherches pour arriver à la vérité sur le détail le plus futile."
14 juin 1828 : "La civilisation étiole les âmes. Ce qui frappe surtout, lorsqu'on revient de Rome à Paris, c'est l'extrême politesse et les yeux éteints de toutes les personnes qu'on rencontre."
19 juin 1828 : "Que sommes-nous ? Où allons-nous ? Qui le sait ? Dans le doute, il n'y a de réel que le plaisir tendre et sublime que donnent la musique de Mozart et les tableaux du Corrège."
20 octobre 1828 : "Le concile de Trente a créé la religion telle que nous la voyons aujourd'hui. Les papes commencèrent à redouter les scandales causés par les cardinaux, et n'appelèrent en général au Sacré Collège que des imbéciles de haute naissance. Tout est changé pour le mieux maintenant."
17 août 2007
Stendhal, Promenades dans Rome, 8 mars 1828
Je plains les puritains, ils sont punis par l'ennui.
16 août 2007
Stendhal, Promenades dans Rome, 24 nov. 1827, art. VII
J'invite à se méfier de tout le monde et même de moi. L'essentiel est de n'admirer que ce qui a fait réellement plaisir, et de croire toujours que le voisin qui admire est payé pour vous tromper.
14 août 2007
Stendhal, Promenades dans Rome, 12 sept. 1827
Il faut que l'orgueil daigne se donner la peine d'être attentif : on ne peut pas faire avaler le plaisir comme une pilule.
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